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Editorial du 11 mai 2009
Allergologues : Médecins sentinelles de l’environnement
Résolument placé sous le signe de l’innovation, le 4e Congrès Francophone d’Allergologie proposait cette année en préambule aux sessions, ateliers et aux discussions autour de cas cliniques, une journée de formation consacrée aux Allergies alimentaires et médicamenteuses (JAMA) avant de conclure par une session Controverses fournissant l’occasion de confronter et de faire évoluer les pratiques.
Comme le rappelle son président Frédéric de Blay *: « L’allergologue se définit comme un médecin de l’environnement, attentif non seulement aux signes cliniques présentés par son patient mais à l’environnement de celui-ci. Cela passe par l’observation de son entourage personnel, familial, professionnel, de ses comportements alimentaires, de ses habitudes de vie susceptibles de mettre en lumière tel ou tel facteur de sensibilisation.
Mais, sensibilisation ne signifie pas allergie et la biologie moléculaire nous enseigne qu’on peut être sensibilisé à 10 allergènes sans présenter le moindre symptôme clinique ! »
Pour s’y reconnaître dans cette chaîne complexe qui mène de l’exposition aux allergènes à l’hétérogénéité des symptômes allergiques, et résoudre cette énigme, il faut toute l’expertise de l’allergologue.
Ce dernier, après confrontation de l’histoire clinique, de l’exposition aux allergènes et des preuves biomoléculaires aura pour mission de cibler les patients allergiques afin de leur proposer la meilleure prise en charge.
L’intrication entre pollens et polluants chimiques, source d’inflammation chronique bien connue des professionnels est une notion qui progresse également dans l’esprit des Français récemment interrogés lors d’une enquête CSA** menée auprès de 1 063 personnes âgées de 15 ans et plus. 84 % des sujets interrogés estiment que les maladies allergiques sont des maladies liées à l’environnement. 91 % d’entre eux sont par ailleurs conscients que pollution extérieure et intérieure s’additionnent et aggravent les symptômes allergiques.
Une prise de conscience qui devrait inciter à consulter sans attendre en cas de suspicion d’allergie…
Monique Charron
Déléguée Générale du CFOA
*Président du Congrès et Président de la Société Française d’Allergologie
**Enquête 4e CFA Mars 2009 : Maladies allergiques, maladies de l’environnement
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