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Qualité de l’air et environnement : cherchez l’erreur

Des aspirations légitimes à respirer un air de bonne qualité s’expriment de toutes parts y compris chez les écoliers soumis aux mêmes nuisances que le reste de nos concitoyens.

Depuis 1989, plusieurs études ont mesuré l’impact sanitaire de particules inhalées par de jeunes enfants fréquentant les crèches et les établissements scolaires et constaté l’indéniable influence des PM10, des oxydes d’azote et COV (composés organiques volatils) et autres problèmes résultant du confinement sur la survenue d’allergies respiratoires - rhinite et asthme- en tête, avec des taux significatifs observés chez des enfants résidant dans la même ville 3 années consécutives.

Dans un rapport qu’il présentait à l’Académie de Médecine, le Pr D Charpin rappelant The French six-cities Study, étude menée entre mars 99 et Octobre 2000 sur 9615 enfants âgés de 10 ans fréquentant des écoles primaires, concluait à des risques majorés d’asthme, d’eczéma et de rhinite allergique chez les enfants exposés à une pollution urbaine élevée. Cette étude soulève une nouvelle question puisqu’une exposition à un seuil considéré comme bas n’est sans doute pas exempte d’effets sanitaires…

Les études expérimentales ont montré que l’exposition aux polluants urbains (particules diesel notamment) augmentaient la réponse allergique vis-à-vis des pneumallergènes et favorisaient un état inflammatoire de la muqueuse respiratoire.

Ces préoccupations reviennent actuellement sur le devant de la scène compte tenu des menaces qui pèsent sur notre environnement et des réponses que les autorités tentent d’y apporter.
Le nouveau Plan Santé Environnement (PNSE 2) semble vouloir s’attaquer aux racines du mal en déployant les efforts et moyens nécessaires avec 124 millions d’euros consacrés à un projet, sans compter le budget recherche.

D’autres initiatives prometteuses telles que Megapolis, projet européen sur la pollution lancé avec le soutien du laboratoire d’hygiène de la ville de Paris et le concours d’Airparif devraient permettre de distinguer ce qui relève de la pollution locale et de la pollution importée via l’effet des vents.
Comme le précise Chantal Jouanno – Secrétaire d’Etat à l’Ecologie -dès la rentrée 2009, la qualité de l’air de 300 crèches et écoles maternelles va être testée et ce, avant une généralisation de cette mesure à l’ensemble des écoles en 2012.

Que serait l’école de demain sans cette préoccupation envers les pathologies environnementales promues comme une priorité au cœur de tous les débats ?


Monique Charron
Déléguée générale du CFOA



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