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Editorial du 22 février 2010
CPLF : Cap sur l’année du poumon
La 14 e édition du Congrès de Pneumologie de Langue Française* vient de s’achever dans la cité phocéenne après quatre jours de débats, de forums et de confrontations scientifiques.
À défaut de se satisfaire d’une diminution de la mortalité par cancer du poumon ou par insuffisance respiratoire, comme pouvaient le laisser présager les mesures en faveur de la restriction du tabagisme dans les lieux publics, comme le déplorait le Pr B Dautzenberg, on y célébrait cette année sur un air de jazz l’année du poumon. Une inauguration d’envergure qui devrait placer la santé respiratoire sur le devant de la scène et s’accompagner de manifestations locales, nationales et internationales tout au long de l’année. Rendez-vous pris le 14 Octobre prochain pour la journée internationale de mesure du souffle.
Le thème : Poumon et insuffisance respiratoire constituait le fil rouge d’un congrès qui, sous la houlette du Pr Alain Didier - son Président - a également mis à l’honneur les retentissements pulmonaires, bronchiques et allergiques de la pollution environnementale et souligné un certain nombre d’innovations dans une approche en cohérence avec les préoccupations en matière de santé publique, fondée sur la « nécessité d’assurer à chacun un air respectueux de sa santé. »
Dans cet esprit, le Pr Daniel Verloet a souligné le défi de société que représentait l’allergie respiratoire, maladie chronique au cœur de la charte de l’environnement, du plan de l’OMS et du Grenelle de l’environnement. Les études les plus récentes qui analysent la responsabilité respective de la génétique et de l’environnement tendent à montrer que celui-ci pourrait non seulement influencer notre polymorphisme génétique, mais le modifier. On mesure les prolongements de ces nouvelles pistes de recherche qui ouvrent la voie à l’épigénétique.
Est-ce un début d’explication à l’explosion constatée et redoutée des allergies respiratoires qui à ce jour à l’échelon mondial comptent 300 millions d’asthmes et 400 millions de rhinites allergiques ? Affaire à suivre…
Autre confirmation, plus attendue, celle de la nécessité d’une prise en charge précoce des allergies respiratoires de l’enfance sans attendre l’apparition d’un asthme plus difficile à éradiquer et ce afin de respecter le devenir ultérieur de l’arbre respiratoire.
Monique Charron
Déléguée générale du CFOA
*Congrès du CPLF Marseille (29 janvier au 1er février 2010)
**A. Didier Pneumologue Hôpital Larrey Toulouse
*** D. Vervloet Pneumo allergologue Marseille - Président de La Fédération Française d’Allergologie
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