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Breaking news : A comme Allergie, A comme Ambroisie - L’éradication de l’ambroisie est-elle d’actualité ?
25 septembre 2009
Contrairement aux autres pollinoses qui ont tendance à s’atténuer avec l’âge, l’allergie au pollen d’ambroisie peut survenir à tout âge, y compris celui de la retraite et handicaper lourdement ses victimes. Près de 90 % de rhinites allergiques sévères, 75 % de conjonctivites, 50 % d’asthme ou de trachéite sur fond de fatigue intense sont relevés chez 6 à 12 % de la population vivant en Rhône-Alpes.

Face à l’expansion quasi-irréversible de cette plante qui a depuis longtemps franchi le Rhône pour s’étendre jusqu’en Bourgogne et dont la résistance étonne puisque les graines des plants d’ambroisie peuvent subsister 10 ans dans le sol, il convient de se mobiliser pour protéger la population de la virulence de ses pollens. En effet, il ne faut pas plus de 5 minuscules graines de pollen d’ambroisie par mm 3 pour déclencher une forte réaction allergique chez les personnes sensibles…

Bruno Chauvel Chercheur à l’INRA et à l‘UMR Biologie et Gestion des Adventices de Dijon, très impliqué dans la lutte contre l’extension de l’ambroisie, répond à nos questions.

CFOA : Pourquoi est-il important de lutter contre l’ambroisie ?

B Chauvel* : « La problématique de l’ambroisie s’inscrit parmi le problème plus général des organismes envahissants qui comprennent les plantes (ailanthe, renouées du Japon), des algues (caulerpe) et des animaux (tortues, ragondins) qui peuvent contribuer à une diminution de la biodiversité. Du point de vue sanitaire, elle représente également une espèce très allergisante. »

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Communiqué de presse : Affections respiratoires : gare à l’amalgame !
14 septembre 2009
Face à la menace que la pandémie de grippe A H1N1 fait peser sur les enfants ayant repris le chemin de l’école et aux mesures adoptées par le Ministère de l’Education qui fixe à 3 élèves le seuil de fermeture d’une classe, le bien-fondé d’un diagnostic différentiel face à une toux inexpliquée se justifie entièrement.
Car toux et syndrome de détresse respiratoire ne sont pas systématiquement superposables d’autant que septembre signe aussi le grand retour des acariens…

Et si la toux n’était pas d’origine grippale ? s’interroge le CFOA

« Les éternuements en salve, les maux de tête et les difficultés à respirer associées à une sensation de fièvre discrète sont monnaie courante chez les patients allergiques souffrant de rhinite ou d’asthme. Inutile de sombrer dans la psychose, voire dans la discrimination en isolant sans raison valable des élèves malheureusement plus allergiques que virulents, sauf si la détresse respiratoire de l’enfant met sur la piste d’une atteinte grippale. On sait qu’à cet égard, l’asthme apparaît comme un facteur de risque de complication » indique Monique Charron, Déléguée générale du CFOA.

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Breaking news juin 2009 : La Rhinite allergique fait mauvais ménage avec les examens
30 juin 2009
En période d’examen, médias et sites étudiants fournissent un certain nombre de recommandations pour bien se préparer aux épreuves du baccalauréat : conseils d’hygiène de vie privilégiant le sommeil, l’alimentation, la gestion du stress etc…

Que penser du stress supplémentaire occasionné par l’existence d’une pathologie chronique telle que l’allergie respiratoire exacerbée en mai juin en période de révision et d’examen ?

Une récente enquête téléphonique effectuée par l’Institut CSA entre le 26 mai et le 3 juin chez 1002 bacheliers âgés de 18 à 29 ans à la demande du Comité Français d’Observation des Allergies et de la PEEP pointait quelques chiffres éloquents chez des étudiants ayant passé le baccalauréat au cours des dix dernières années.

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Les échos du congrès annuel de l'EFA* : Les allergiques européens prennent la parole
22 juin 2009
Le véritable écho d’un congrès proposé par des associations de patients allergiques c’est de rendre compte en priorité de leurs doléances surtout lorsqu’elles s’expriment d’une seule voix. Le seul intitulé de l’enquête : "La voix des patients : la rhinite n’est pas une pathologie banale" traduit la plainte de 500 000 allergiques européens. De ces 3562 patients âgés de 16 à 70 ans, recrutés dans 11 pays et atteints d’allergies respiratoires et alimentaires confondues, photographiés dans leur vécu et dans leur perception de leur pathologie, on apprend qu’un sur deux souffre plus de 6 mois par an et que les 2/3 sont atteints d’une rhinite persistante qui handicape leurs activités journalières.

* : European Federation of Allergy and Airways Diseases Patients Association

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Communiqué de presse : l’impact des allergies respiratoires sur les performances scolaires
11 juin 2009
A la veille des premières épreuves du Baccalauréat, le Comité Français d’Observation des Allergies (CFOA) et la Fédération des Parents d'Elèves de l'Enseignement Public (PEEP) ont souhaité mesurer l’impact des allergies respiratoires (rhinite, conjonctivite, et asthme allergiques) sur les conditions de préparation et de passage de cet examen pour les jeunes allergiques, particulièrement pour ceux les plus sévèrement touchés.

Cette enquête, réalisée par l'institut CSA, montre que :
• 18 % des sujets allergiques évoquent un frein dans leur scolarité directement imputable à leur allergie.
• Plus de 40% des jeunes allergiques reconnaissent avoir été gênés dans leurs révisions, avoir manqué des cours et avoir éprouvé des problèmes de concentration durant leurs périodes d’examens.
• La période du baccalauréat est beaucoup plus difficile à vivre pour les jeunes allergiques que pour les autres : près d’un sur deux souffre de troubles du sommeil durant cette période.

Pour les jeunes allergiques dont la maladie est sévère, l’impact est d’autant plus important :
• 20 % des sujets ont le sentiment de moins bien réussir leurs examens.
• Les jeunes allergiques les plus sévèrement atteints sont les plus fragilisés en termes de qualité de vie scolaire durant la période de révision et durant les épreuves du baccalauréat (45% d’entre eux sont fatigués et manquent d’énergie, 42% ont des maux de tête, 40% ressentent une sensation d’épuisement).
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Breaking news mai 2009 - Les signes oculaires de la rhinite allergique
03 juin 2009
L’œil et le nez sont deux organes-clés chez l’allergique. Cibles potentielles pour une sensibilisation, ils requièrent l’attention de l’allergologue et de l’ophtalmologiste, l’inflammation de la muqueuse nasale s’accompagnant souvent d’une inflammation de la conjonctive sous l’effet à la fois d’un impact direct des allergènes sur la muqueuse conjonctivale et d’un mécanisme réflexe à partir de l’inflammation nasale qui amplifie les symptômes oculaires (démangeaisons et larmoiement notamment).

Très souvent sous-estimée chez près d’un malade sur deux, la rhinite allergique s’accompagne dans le cadre du rhume des foins (rhinites saisonnières) de signes oculaires (larmoiements, démangeaisons des yeux, œdème des paupières) qui, indépendamment de la gêne occasionnée, -mesurable en fonction de paramètres de qualité de vie- constituent un véritable préjudice esthétique. Celui-ci est souvent plus important chez la femme portant des lentilles oculaires, contrainte de renoncer au maquillage des yeux.

L’existence de symptômes oculaires est un argument en faveur de l’origine « allergique » de la rhino-conjonctivite.

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Les échos du 4e Congrès Francophone d’Allergologie*
11 mai 2009
Environnement :co-facteur de sensibilisation

À l’occasion du CFA, placé sous le signe de l’environnement qui innovait cette année en proposant en amont du congrès une journée de formation consacrée aux allergies médicamenteuses et alimentaires et une demi-journée consacrée aux pollinoses, une session entière tentait d’analyser l’impact respectif des facteurs environnementaux qui interagissent avec notre potentiel génétique.

L’occasion de bousculer quelques idées reçues et de se pencher sur quelques- uns des paradoxes que posent les endotoxines et les virus.

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Communiqué de presse : Journée mondiale de l’asthme : Recherchez la rhinite allergique
05 mai 2009
La journée mondiale de l’asthme organisée le 5 mai 2009 à l’initiative de l’Association Asthme & Allergies (1) mettra cette année l’accent sur la nécessité d’équilibrer et de contrôler son asthme à travers la diffusion d’une brochure intitulée : « Asthmatiques, vivez à pleins poumons » et l’organisation de nombreuses conférences et tables rondes visant à lutter contre les idées reçues sur cette pathologie qui pénalise 3,5 millions de Français.
Évoquer l’asthme aujourd’hui, c’est dans 80 % des cas, évoquer une pathologie respiratoire qui ne se limite pas à l’asthme mais englobe également la rhinite allergique.
Évoquer l’asthme, c’est aussi mentionner cette notion de « marche atopique » qui gouverne le destin du sujet allergique caractérisé par différentes étapes qui en signent l’aggravation. À cet égard, la rhinite allergique, (1 personne sur 4 touchée en France et en Europe) peut être considérée comme un facteur prédictif d’asthme illustré par des données de cohortes présentées par A. Deschildre et F. Rancé lors du Congrès Francophone d’Allergologie (CFA) (2) et précédemment rappelées lors du CPLF (3).

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Breaking news avril 2009 - l'environnement, co-facteur de sensibilisation
28 avril 2009
Face à la prévalence croissante des allergies respiratoires, le récent Congrès Francophone d’Allergologie* a insisté sur l’impact respectif des polluants, des pollens, des endotoxines et des virus, tous impliqués à différents degrés comme co-facteurs de sensibilisation.

La connaissance de la relation exposition- risque sanitaire qui établit un lien entre l’exposition à un pollen allergisant et l’état de santé en population générale s’avère précieuse pour mettre en place des recommandations à visée préventive pour le grand public (définition de seuils d’alerte relatifs aux pics polliniques) comparables à l’information délivrée à l’occasion des pics de pollution.

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Breaking News mars 2009 - Allergie croisée : quand l'organisme se méprend
31 mars 2009
Depuis une dizaine d’années, les allergologues se penchent sur la question des sensibilisations croisées qui concernent deux millions de Français, un thème largement débattu le 24 mars 2009 lors de la 3e Journée Française de l’Allergie
Si les réactions croisées s’expliquent par une forte homologie entre les allergènes des pollens ou entre les pollens des arbres et de leurs fruits, en raison d’une structure moléculaire semblable ou apparentée les allergies croisées entre pollens et aliments à priori semblent moins aisément explicables puisqu’elles font intervenir des allergènes issus de source différente C’est ainsi que des patients présentant une allergie respiratoire au bouleau (chef de file des bétulacées) peuvent en mangeant une pomme crue présenter un syndrome oral. Les patients allergiques au bouleau sont exposés à ce risque dans 2/3 des cas, soit 50 à 70 % des patients allergiques au bouleau dans l’étude publiée par G.Dutau*. En fait, l’organisme du sujet allergique se méprend et croit reconnaître une molécule identique.

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Echos du MEDEC : Comment optimiser le diagnostic d’allergie
30 mars 2009
Si la rhinite allergique est une des pathologies les plus étudiées en allergologie tant du point de vue symptomatique que du point de vue de sa prise en charge, contrairement à la conjonctivite, on remarque que la plupart des patients qui en souffrent sont déjà poly sensibilisés.

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Communiqué de presse : Rhinite allergique modérée à sévère, le vrai visage du handicap
23 mars 2009
Le CFOA présente les premiers résultats de l’enquête « Rhinite allergique modérée à sévère : retentissement et prise en charge » (1) Consacrés au véritable visage du handicap de cette maladie trop souvent sous-estimée, ces premiers résultats mettent en avant la sévérité du retentissement personnel et social : arrêt de travail, aménagement du lieu de vie, déménagement…

La rhinite allergique modérée à sévère : un impact plus fort et plus fréquent sur la vie quotidienne

Au-delà de l’impact renforcé sur la symptomatologie (+ 6 points pour le nez bouché ou les troubles du sommeil, + 10 points pour les éternuements…), la rhinite allergique dans ses formes modérées à sévères entraîne également une sur-modification du mode de vie par rapport à l’ensemble de la population souffrant de rhinite allergique : renonciation à des activités sportives (64.33%), sociales (40.76%) et même professionnelles (21.66%).

Ce retentissement au quotidien, véritable handicap invisible induit d’ailleurs des coûts économiques indirects. Que ceux-ci soient liés aux modifications de l’habitat pour plus d’une personne sur deux, ou aux arrêts de travail qui concernent près de 40% des personnes souffrant des formes modérées à sévères de la rhinite allergique.

Répercussions handicapantes sur la qualité de vie, impact socio-économique majeur, les premiers résultats de l’enquête « Rhinite allergique modérée à sévère : retentissement et prise en charge » démontrent la nécessité d’améliorer la prise en charge de ces patients, tant vis-à-vis du handicap généré, que de la nécessaire recherche d’une meilleure efficience du système de santé.

(1) : « Rhinite allergique modérée à sévère : retentissement et prise en charge » est une enquête auto-administrée sur le web, du 11/12/2008 au 05/02/2009, 1 181 répondants souffrant d’allergies respiratoires – base web Doctissimo.

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Message du CFOA : le retentissement mal connu de la rhinite allergique sur la vie quotidienne
22 mars 2009
Les allergies respiratoires - rhinite allergique, asthme, conjonctivite... - touchent de très nombreux français, notamment à l'approche du printemps et ses pollens allergisants... Pour mieux comprendre le retentissement de ces pathologies, le CFOA, en partenariat avec Doctissimo, a interrogé les internautes et restitue les principaux enseignements de cette enquête exclusive.

A lire sur : www.doctissimo.fr/html/dossiers/allergies.htm
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Breaking News fev. 2009 - Quand l’allergie précède l’asthme
16 février 2009
Les liens étroits entre rhinite et asthme allergiques constatés chez des sujets développant un asthme après plusieurs années de rhinite mal contrôlée ou victimes des deux pathologies associées (1/3 des cas) font l’objet d’études cliniques qui ne cessent d’explorer l’hypothèse selon laquelle la rhinite serait un facteur prédictif d’asthme.
La plus récente étude sur le sujet : Rhinitis and onset of asthma : A longitudinal based-study
menée sur 6461 adultes recrutés dans 14 pays européens a été publiée dans le Lancet de septembre 2008.
D’autres études plus restreintes dont l’une scandinave PAT’S study entreprise chez 147 enfants désensibilisés pendant 3 ans aux pollens de graminées a montré que 10 ans plus tard ces mêmes enfants faisaient 2,5 fois moins d’asthmes que les enfants du groupe contrôle.

CFOA : Que peut-on en déduire ? L’explication est-elle anatomique, physiopathologique, immunologique ?
Si l’on admet avec les experts réunis au CPLF que le fait d’être allergique (atopique) augmente les risques de présenter des troubles respiratoires à type d’asthme au cours de la vie, peut-on établir un réel lien causalité entre rhinite et asthme qui, s’il était reconnu , permettrait d’éviter la chronicisation et l’exacerbation des symptômes respiratoires ?

Pr Alain Didier Allergologue (Hôpital Larrey) Toulouse

« Le fait d’être porteur d’une rhinite allergique constitue un facteur de risque fort de développer un asthme au point que la rhinite allergique est assez communément considérée comme un préalable à l’asthme. La première étude nous en apporte la confirmation.
La deuxième PAT’s study réalisée chez des enfants s’inscrit davantage dans une logique de prévention puisque l’on choisit de traiter l’un des groupes par immunothérapie spécifique (désensibilisation) avec les limites liées au choix d’un groupe contrôle et non d’un groupe placebo, difficile à mettre en place dans ce contexte.
On peut en conclure qu’il existe en effet de nombreuses analogies de structure entre la muqueuse respiratoire et la muqueuse bronchique composées des mêmes cellules inflammatoires soumises aux mêmes agents agresseurs en cas de rhinite ou d’asthme.
Reste à préciser si les liens rhinite/asthme sont descendants comme on peut l’imaginer ou si le mécanisme d’action passe par une inflammation plus générale dans l’organisme s’exprimant préférentiellement au niveau des voies respiratoires. »

Interview réalisée 16.02.09 par Monique Charron (Déléguée Générale du CFOA)




Allergies respiratoires, qualité de l’air et contrôle des particules
02 février 2009
Dans sa version du 14 novembre 2008, le Plan Santé Transport inscrit dans le cadre du Grenelle de l’Environnement insiste sur la qualité de l’air et affiche une volonté de réduire de 30 % d’ici 2015 la teneur en fines particules préjudiciables pour la santé.

Ceci suppose la fixation de valeurs limites à l’émission d’oxydes d’azote, de benzène, d’hydrocarbures, de rejets de solutions chlorées. Un préalable à l’obtention d’un air de meilleure qualité pour nos concitoyens.

Dans le plan suivant en vigueur jusqu’en 2013, le PNSE2 met l’accent sur les principaux facteurs environnementaux responsables de pathologies graves (cancers, maladies cardiovasculaires, maladies respiratoires) et sur les zones géographiques majoritairement concernées par l’exposition à ces facteurs.







Communiqué de presse : Quand l’allergie précède l’asthme
23 janvier 2009
Peut-on considérer l’asthme comme une exacerbation d’une allergie (rhinite ou eczéma) ?
Oui, répondent les experts allergologues et pneumologues présents au CPLF (1) témoins de ces tableaux extrêmement fréquents dans leur pratique quotidienne.
Les chiffres sont éloquents : Le tiers des patients dans le monde souffrant de rhinite allergique (600 millions d’individus) souffre également d’asthme :soit 200 millions d’individus concernés par cette association délétère.

Asthme – rhinite : le compte à rebours est commencé
Sur l’échelle de l’évolution allergique, l’asthme représente le dernier stade avant la BPCO.
Le premier niveau est occupé par la dermatite atopique du nourrisson, suivie de la rhinite allergique de l’enfant pour laquelle on confirmera la sensibilisation à différents allergènes par des tests cutanés réalisés par un allergologue.
Il existe en effet un continuum et une graduation dans les symptômes, sous-tendu par un dénominateur commun au plan anatomique entre les voies sensibilisation aériennes supérieures (nez) et basses (bronches) recouvertes par une muqueuse identique L’hyperréactivité bronchique confirme ce lien étroit entre asthme et rhinite.

Allergie aux acariens dans l’enfance : asthme à l’âge l’adulte
Une rhinite allergique aux acariens non- traitée dans l’enfance expose ultérieurement au risque de devenir asthmatique dans 70 % des cas.Le Pr A. Didier (Toulouse, allergologue au CHU de Toulouse) rapporte que 36 % de patients souffrant de rhinite allergique sont également atteints d’asthme.
Par ailleurs, 95 % des asthmatiques allergiques aux acariens présentent une rhinite ou une rhino-sinusite.
Dans une étude menée par Mahmoud Zureik (2), le suivi de 6500 sujets dans 14 pays européens démontre qu’un sujet ayant une rhinite a 3,5 fois plus de risque de développer un asthme qu’un sujet sain !

Autant de motifs pour encourager le diagnostic et le traitement étiologique de la rhinite allergique avant qu’elle n’évolue vers l’asthme, en les confiant à l’expertise d’un allergologue !

1. 13eme Congrès de Pneumologie de Langue Française – Lyon 16-19 Janvier 2009
2. Source Lancet 2008


Monique Charron
Information du CFOA (23.01 2009)


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Message du CFOA : Pics de pollution : prudence pour les allergiques !
12 janvier 2009
AirParif signale depuis quelques jours une mauvaise qualité de l’air dans un certain de nombre de départements français (Haute-Normandie, Lorraine, Rhône-Alpes, Alsace) et en Ile de France où le taux de dioxyde d’azote est fortement incriminé.

Les conditions météorologiques actuelles qui privilégient le froid, la sécheresse et l’absence de vent qui contribue à maintenir les micropoussières et polluants dans l’air ambiant explique le seuil de pollution actuel lié à ces particules en suspension qui chatouillent nos narines et nos bronches.

Préjudiciable aux sujets âgés fragiles et aux personnes cardiaques, cette pollution atmosphérique nuit également aux personnes asthmatiques et à celles qui souffrent d’allergies respiratoires (rhinite, conjonctivite, sinusite allergiques) qui constatent une aggravation de leur état.

En augmentant l’hyper réactivité bronchique, cette pollution, encore accrue par le chauffage urbain et la conduite automobile, malmène la muqueuse respiratoire de millions d’individus.

Si vous vous reconnaissez parmi ces sujets fragilisés, voici quelques recommandations :

- Évitez de sortir,
- Réduisez les activités physiques,
- Contentez -vous d’ouvrir vos fenêtres pour aérer votre appartement,
- Faites surveiller votre système de chauffage.

D’autre part, si vous souffrez d’allergie au pollen : le moment est bien choisi pour consulter votre allergologue.

Les changements de conditions climatiques annoncés par Météo France devraient vous permettre de reprendre vos activités habituelles dans quelques jours.



Breaking News janvier 2009 - Quand l'avenir professionnel est compromis par la rhinite allergique
05 janvier 2009
Une étude anglosaxone* menée par Samantha Walker (Département d'éducation pour la Santé Warwick) qui a observé le parcours de 1834 collégiens et étudiants anglais âgés de 15 à 17 ans souligne le handicap scolaire lié à la rhinite allergique de nature à compromettre l'acquisition des grades décisifs pour l'obtention du Certificat Général d'Education Secondaire. 38 à 43 % de ces adolescents sont atteints de rhinite allergique et à l'évidence considérablement gênés pendant la période d'examen qui s'étale de la mi-mai à la fin juin et coïncide avec le pic de pollinose. Au Royaume Uni, la perte d'un grade justifiée par le cortège de symptômes liés à une banale rhinite équivaut à une véritable perte de chance professionnelle puisqu'elle les condamne à devoir renoncer à des professions comme avocat, médecin

Contribution du CFOA : Si l'on considère que 2 millions de journées d'école sont perdues à cause de la rhinite, ce coût psychologique supplémentaire accroît encore de façon inattendue l'addition décidément élevée imputable à la rhinite allergique !

Le Professeur Pascal Demoly Allergologue (Unité d'exploration des Allergies respiratoires - Hôpital Arnaud de Villeneuve Montpellier) a accepté de nous livrer ses commentaires :

"Nous savions que la rhinite allergique altérait la qualité de vie. Plusieurs études antérieures parlaient de journées scolaires perdues, mais il est vrai qu'on perd aussi des journées pour les viroses sans pour autant être en échec scolaire! Toutes les maladies chroniques ou presque altèrent la qualité de vie, il vaut toujours mieux être bien portant. Cependant, la rhinite allergique est considérée par les « décideurs » et « payeurs » de nombreux systèmes de santé dans le monde comme un désagrément tout au plus. Cette étude projette la rhinite allergique parmi les maladies sociétales d’importance qu’il ne faut plus négliger. Penser qu’un enfant volontaire et capable de s’engager dans des études d’ingénieur, de pharmacien, de médecin… ne le pourra pas en Angleterre car il faut obtenir "A" à cet examen majeur, équivalent de notre baccalauréat. Nul doute que l’impact est le même dans tous les pays. Tous ensemble, trouvons les solutions, incitons les parents, ces enfants à recourir aux soins."

* Etude parue dans J Allergy Clin Immunol Volume 120, Number 2, Août 2007






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